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OCP: Prochain défi, l’usine 4.0

De nouvelles ambitions et plein de challenges! C’est en substance l’esprit qui anime les cadres du groupe OCP pour négocier le virage d’un nouveau programme industriel pour la période 2018-2025. La prochaine étape consiste à livrer 6 nouvelles unités (JFC) à Jorf, déployer un nouveau pipeline reliant Safi à Benguérir (Gantour) ou encore l’ouverture de nouvelles mines, des laveries, développer de nouvelles capacités de production et de stockage, des extensions de sites et tout l’écosystème autour.

Parmi les nouveaux défis, figure la révolution numérique et la digitalisation tous azimuts. «Avec le digital et l’intelligence artificielle, nous allons négocier le virage de la transformation profonde pour développer l’usine 4.0. C’est ce qui va injecter encore plus de compétitivité, de qualité et de productivité à l’avenir», confie le directeur du complexe industriel de Jorf Lasfar.

D’ailleurs, les entités du groupe ont profité du programme industriel initié par Mustapha Terrab (PDG) pour intégrer la composante digitalisation dans les process. L’OCP vise un saut qualitatif avec le digital et le big-data. C’est ce qui va permettre aux équipes de développer des modélisations, voire dupliquer des modèles d’usines clés en mains en Afrique.

«Pour schématiser, nous recevons des millions d’informations développées dans tous les domaines liés aux phosphates. La transformation numérique, voire digitale, devra nous permettre d’anticiper l’avenir, les besoins, les marchés, les risques… In fine, l’optimisation de la prévention nous permettra de gagner encore plus en productivité», analyse le dirigeant du site industriel de Jorf.

La mutualisation est un autre avantage compétitif à l’OCP. Le fait d’importer du soufre, de l’ammoniac et autres matières premières pour l’ensemble des usines du groupe, permet de bénéficier de l’effet volume et d’absorber les charges fixes.
La transformation industrielle ne devra pas s’opérer uniquement dans les process et l’outil de production, elle touchera également l’ingénierie financière du groupe, la gestion des compétences, des RH, la capacité d’anticipation sur le marché mondial, les normes… L’enjeu des prochaines mutations réside dans l’ambition de maintenir le leadership mondial.

L’OCP table sur la montée en puissance de la demande d’engrais sur le marché international. Cette forte demande sera comprise entre 25 et 27 millions de tonnes d’ici 2027. A lui, le groupe marocain compte capter 50% de cette demande mondiale, du fait des nouvelles capacités en développement, lesquelles oscilleront entre 12 et 14 millions de tonnes supplémentaires sur 10 ans.

A travers l’ambition de capter 50% de la demande mondiale d’ici 2027, l’Afrique arrive en pole position. C’est un marché prioritaire compte tenu de la forte demande de plusieurs pays en engrais. Parmi ces pays-là, figurent l’Ethiopie et Nigeria qui sont les plus importants consommateurs d’engrais à l’échelle du continent.

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